Arbres fruitiers pour climat froid : poiriers, pommiers, pruniers, etc.

Publié le par Vavou

La plupart des arbres fruitiers de nos régions tempérées sont très résistants au froid. La ramure et les racines peuvent supporter des gels de l’ordre de – 20°C à – 30°C, températures rarement atteintes, dans l’hexagone. Toutefois la récolte peut s’avérer médiocre en raison de la précocité de la floraison qu’une petite gelée peut anéantir en une nuit. Les régions situées au nord de la Loire et en altitude ont donc tout intérêt à privilégier les essences à floraison tardive, d’autant que les insectes pollinisateurs ne sont actifs qu’à partir de 18°C. En outre, la durée de mûrissement des fruits doit être réduite afin de récolter des fruits ayant développé toute leur saveur.

 Malus rouge 21829 Ecosse (2007) Geilston Garden Dumbarton

Pommier à Gleiston Garden en Ecosse (Photo Vavou)

 1 – Comment résister au froid ?

Malus, plantation racines nues, Montesquieu (47) Conservato

Trou de plantation et pralinage des racines nues du scion fruitier (Photo Vavou)

 1.1 - Choisir le meilleur emplacement

Les masses d’air froid ont tendance à se diriger vers le point le plus bas. Il faut donc éviter de planter les fruitiers en contre-bas des parcelles dans des endroits confinés qui emprisonnent l’air froid. Par ailleurs, les points hauts présentent l’inconvénient d’être plus exposés au vent. Cela peut provoquer des cassures de branches et perturber le travail des insectes pollinisateurs.

De plus, des pluies fortes au cours de la floraison lavent le pollen et peuvent réduire les chances de fécondation de façon conséquente. Les variétés de fruitiers sont sensibles à des degrés divers à ce phénomène dits de « coulure ». La création de haies brise-vent, à condition qu’elles n’occultent pas le soleil, peut être une solution pour réduire tous ces risques.

 1.2 - Plantation sur butte et conduite en espalier

 En montagne, la mise en terre des fruitiers est préférable au printemps. Plantez sur butte pour éviter l’accumulation d’eau au moment de la fonte des neiges. Sur un terrain en pente, formez des terrasses pour éviter le ravinement. L’installation d’un bon tuteurage est nécessaire pour éviter que l’arbre ne soit entraîné par le poids de la neige. Deux tuteurs, de part et d’autre de l’arbre, inclinés dans le sens de la pente viendront soutenir un troisième, placé près du tronc, face au soleil.

Les fruitiers se prêtent aussi facilement à une conduite en espalier. En adossant l’arbre contre un mur exposé sud-ouest, celle-ci permet la plantation d’espèces plus fragiles.

 Fruitier en espalier DSCN2267

Fruitiers en espalier à Besançon (25) (Photo D. Duquet)

 1.3 - Un entretien particulier

Il est important de prémunir l’écorce des arbres contre les écarts de température et la réverbération exercée par la neige. Pour cela, blanchissez les troncs au lait de chaux et entourez les écorces fines de toile de jute.

Evitez de maintenir un couvert végétal au pied des arbres qui a pour effet de rafraîchir le sol et l’atmosphère. Maintenez un sol propre en binant régulièrement.

Un arrosage par aspersion de la ramure permet de libérer des calories préservant ainsi les boutons du gel. Mais ceci suppose une installation d’asperseurs actionnés pendant toute la durée du gel et notamment la nuit !

 Tableau de sensibilité au froid des boutons floraux selon leur stade de développement.

Stades de développementTempérature entraînant des dégâts
Bourgeon clos déjà teinté-5°C
Apparition des pétales-3°C
Pleine floraison-1,5°C
Nouaison (début de grossissement du fruit)-0,5°C

 

Pleine floraison Poirier 5884 redimensionner

Stade de la pleine floraison du poirier (Pyrus communis) (photo Vavou)

Pyrus communis 'poire de St Jean' 31576 redimensionner

Stade de la nouaison sur la poire de St Jean (photo Vavou)

 1.4 - Des fruitiers plus adaptés au froid que d’autres

 Plus on s’élève en altitude, plus la saison de végétation est réduite et la montée en température faible, c’est pourquoi le choix de variétés dont les fruits arrivent très vite à maturité s’impose.

Au-dessus de 1200 m, il va se limiter aux petits fruits comme les myrtilles, framboises et groseilliers, ainsi qu’au prunier de Damas (Quetsches) et à des variétés précoces de pommes à cuire. Les fraisiers se plaisent également, certains exigent même une période de gel pour fructifier.

 Ribes rubrum, groseillier à grappes, Monistrol-sur-Loire

Groseillier à grappes (Ribes rubrum) à Monistrol-sur-Loire dans les montagnes du Forez (42) (photo Vavou)

 1.5 - Un arbre qui fleurit mais ne fait pas de fruits

 Rappelons que certaines variétés de fruitiers sont auto-fertiles comme l’abricotier. Cependant, la plupart ont une maturité sexuelle mâle et femelle décalée comme les cerisiers à chair douce, les pommiers, poiriers et beaucoup de pruniers. Si vous constatez que vos arbres fleurissent sans donner de fruits alors qu’aucune gelée n’est intervenue, n’hésitez pas à planter une variété compatible à proximité.

Par ailleurs certaines plantes accaparent les abeilles au détriment des fleurs du verger. Ainsi le pissenlit, le colza, la moutarde et les fèves ont la fâcheuse tendance à concurrencer la pollinisation du pommier.

 2 - Les fruitiers traditionnels

 2.1. - Des pruniers pleins de sucre

 Les pruniers résistent à – 25°C mais leur floraison peut périr à l’issue d’une gelée printanière. Les plus adaptés au climat de montagne sont les quetsches appelées aussi "pruniers de Damas", très répandues dans le nord-est de la France. Les fruits possèdent un fort taux de sucre et contiennent peu d'eau ce qui en fait de bons candidats pour être séchés. On les utilise en outre pour la fabrication de compotes, mousses, confitures et conserves.

En visitant les vergers de montagne, on rencontre quelques variétés anciennes de pruniers qui ont pu faire leur preuve au niveau rusticité, à l’instar du prunier ‘Cul de poulet’. Celui-ci est assez répandu en Savoie, sa prune bleue très savoureuse se récolte en septembre et permet d’obtenir de succulents pruneaux qui, fendus en deux puis séchés, ont l’aspect de « cul de poulet » !

Prunus domestica 10128 redimensionner

Prunier commun (Prunus domestica) en Aveyron (12) (Photo Vavou)

 2.2 - Des cerisiers en bonne compagnie

Prunus cerasus, , cerisier 39714 redimensionner 

Cerisier en fruit dans mon jardin sur le bassin d’Arcachon (33) (Photo Vavou)

 Les cerisiers sont cultivés sans problème jusqu’à 1000 m d’altitude. Exposés au nord, leur floraison est seulement retardée d’une quinzaine de jours. Etant relativement tardive, elle est rarement endommagée par le gel mais elle peut l’être par des vents violents et secs. La présence de ruches à proximité est conseillée pour améliorer la pollinisation ou bien la plantation de merisiers qui poussent très bien au-delà de 1000 m. Ces derniers bien que sauvages, peuvent produire par ailleurs d’excellents fruits, s’ils ont été sélectionnés.

La variété ‘Belle Magnifique’, à chair fondante sucrée et acidulée, très juteuse est à conseiller pour les régions à hivers longs et rigoureux. L’arbre combinant les caractères de la cerise douce et de la griotte est de surcroît autofertile. C’est un bon pollinisateur des bigarreaux. Dans cette catégorie, on peut citer la variété ‘Moreau’ très productive qui offre ses fruits mi-mai.

Il est possible de palisser un cerisier contre un mur à l’ouest mais, l’arbre étant vigoureux et fructifiant sur le bois de 2 ans, cela nécessite une taille suivie afin d’effectuer un renouvellement constant des vieilles branches.

 2.3 - Les pommiers, un vaste choix

 Malus 'Calville rouge de Villefranche', Montesquieu (47) Co

Pommier 'Calville rouge de Villefranche', Montesquieu (47) Conservatoire des fruitiers (Photo Vavou)

 Les pommiers offrent un choix très large de cultivars, surtout depuis que les anciennes variétés sont remises au goût du jour. Vous pouvez les trouver assez facilement dans les conservatoires de végétaux ou dans les pépinières ou jardineries spécialisées dans la production de fruitiers. N’hésitez pas à vous faire conseiller sur les variétés locales les mieux adaptées.

Voici quelques exemples de pommiers, à maturité précoce, fréquemment rencontrés dans les anciens vergers de montagne.

  • Calville de Haute-Savoie’ produit des pommes plissées sur le dessous. Ses fruits rouges et jaunes se récoltent de septembre à novembre et se conservent jusqu’en mars.
  • ‘Calville Rouge d’Hiver’ un peu plus tardive est aussi une pomme à couteau excellente.
  • ‘Belle Fille des Salins’, originaire de Franche-Comté est une très bonne pomme très résistante au froid ainsi qu’aux maladies.
  • ‘Carabille’ se comporte aussi très bien en altitude. Ces fruits de taille moyenne à petite, à la peau rouge foncé sont parfumés et de bonne conservation jusqu’en mars. C’est une variété rustique venue de l'Aude.Malus 'Reine des reinettes' 11464 redimensionnerPommier 'Reine des reinettes', Cap-Sizun (29) (Photo Vavou)
  • N’oublions pas la ‘Reine des reinettes’ qui produit des pommes appréciées, jaune strié de rouge et à chair ferme, en septembre. C’est de surcroît une très bonne variété pollinisatrice, résistante aux gelées printanières. Ces fruits se conservent jusqu'en décembre.
  • La variété ‘Galantine’ jaune et rouge, à faible conservation est parfaite pour confectionner des tartes et des compotes.
 2.4 - Poiriers et cognassiers

 La floraison assez précoce du poirier rend la fructification aléatoire bien que l’arbre, originaire du nord de l’Asie centrale, soit capable de supporter des températures inférieures à – 30°C. On peut citer cependant la variété ‘Beurré Giffard’ qui se cultive jusqu’à 1000 m. Elle produit des fruits, début août, de grosseur moyenne, jaune pâle avec un côté rosé, à la chair fondante, très juteuse, sucrée et acidulée.

Les cognassiers Cydonia oblonga ont une floraison rosâtre beaucoup plus tardive en mai, fort belle d’ailleurs. Ils présentent une résistance au froid de – 25°C. Notez qu’ils n’apprécient pas les excès de calcaire.

Cydonia oblonga 13672 redimensionner 

Cognassier (Cydonia oblonga) au Jardin Peixotto de Talence (33) (Photo Vavou)

 2.5 - Plantez les noisetiers par paire

 Corylus avellana, noisette, Montesquieu (47) Conservatoire

Noisette ‘Merveille de Bolwiller’, Montesquieu (47) Conservatoire des fruitiers (Photo Vavou)

Les noisetiers (Corylus avellana) sont rustiques sous tous les climats mais certaines variétés sont plus sensibles aux gelées printanières.

Merveille de Bolwiller’ est une variété pour  régions froides, originaire d’Alsace ou d’Allemagne. Elle forme un arbre très vigoureux à la mise à fruit rapide (récolte à la mi-septembre) et bon pollinisateur. Ses fruits ronds ont une amande de gros calibre, parfumée et sucrée. Ses pollinisateurs sont ‘Coxford’, ‘Impératrice Eugénie’, ‘Longue d'Espagne ou ‘Gunslebert’.

‘Pauetet’ est une nouvelle variété adaptée pour les plantations en altitude mais à l’aise partout en France. Elle donne des petits fruits très nombreux, jusqu'à 8 kg par arbre au goût excellent. C'est une bonne plante de haie car elle supporte bien la taille. Elle est pollinisée par ‘Casina’, ‘Jemstegaard’ et ‘Segorbe’.

 Corylus avellana, noisetier, Sadirac (33), O Légumes oubli

Chatons de noisetier au printemps au jardin des légumes oubliés à Sadirac (33 (Photo Vavou)

 3 - Les fruitiers moins conventionnels

 3.1 - Le cormier (Sorbus domestica)

Sorbus domestica, La Romieu (32), Jardin de Coursiana 45361

Fruits de cormier (Sorbus domestica) au Jardin de Coursiana à La Romieu (32) (Photo Vavou)

Apprécié pour les qualités de son bois, le sorbier domestique ou cormier, est présent à l’état naturel, dans tout le sud de la France et jusqu’à 700 m d’altitude. L’essence assez rare au nord du Bassin Parisien est protégée du fait de son exceptionnelle longévité supérieure à 400 ans. Ces fruits en forme de poire de 2 à 3 cm de diamètre se mangent blets et servaient autrefois à la confection d’un cidre original. Il résiste en-deçà de –25°C sans problème.

 3.2 - L’amelanchier du Canada (Amelanchier canadensis)

 Amelanchier canadensis redimensionnerFruits d’Amelanchier canadensis à l’arboretum des Barres (45) (photo Vavou)

C’est un arbuste de 3 à 5 m de haut très intéressant à plusieurs titres. La profusion de ses fleurs blanches au printemps est suivie d’une multitude de petites baies rouge pourpre au goût sucré et parfumé, relayée à son tour par une parure automnale étincelante. Son origine lui confère une résistance à toute épreuve !

 3.3 - Le sureau noir (Sambucus nigra )

Sambuscus nigra 0359 redimensionner

Fruits de sureau (photo Vavou ci contre)

Il forme un petit arbre de 3 à 6 m, au feuillage découpé, qui fleurit en juin-juillet. Ses baies noires sont appréciées par les amateurs de gelées et de tartes.

3.4 - Le néflier commun (Mespilus germanica)

 Ce petit arbre très rustique, originaire d’Asie Mineure s’est largement naturalisé en Europe. Il donne des fruits cuivrés à la chair dure qui se récoltent en fin d’automne. Il faut attendre 2 mois pour les consommer afin que la chair se ramollisse ou bien les laisser blettir sur l’arbre. Ils se transforment aussi en confiture, en boisson et accompagnent les plats salés.

Mespilus germanica 13324 redimensionner

Nèfle dans le Cap-Sizun (29)

4 - Autres articles de saison

Avec l'automne, les arbres se parent de couleurs de feu et les jardins de baies -38829932.html">arbustes de baies qui resteront une partie de l'hiver. Les camellia sassanqua  se mettent à fleurir. C'est aussi le moment de planter vos arbres d'ornement et de préparer les bulbes de printemps au premier rang desquels les narcisses et les tulipes

 

Publié dans Fruitiers

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Stéphane 04/02/2018 23:25

Bonjour à vous Vavou,
Je rentre de Nouvelle-Calédonie où je produisais œufs, volailles et fruits en bio (principalement bananes et quelques mangues, citrons et corossols).
De retour en Savoie, nous sommes ma femme et moi en train d’acquérir une dizaine d'hectare en altitude. Entre 600 et 800m d'altitude. Exposition nord-ouest. Sol légèrement acide. Peu argileux. Légère pente.
Nous souhaitons continuer dans la prod. d’œufs bio et installer un verger sur les parcours de nos gallinacés.
Que nous conseillez-vous?
Merci d'avance pour votre réponse et également pour votre excellent article.
Cordialement.

Vavou 05/02/2018 10:22

Bonjour Stéphane,

J'imagine que votre situation correspond à celle d'un climat de moyenne montagne donc vous pouvez planter tous les fruitiers cités dans l'article ainsi que les petits fruits (framboisiers, myrtilles, groseilliers...) mais aussi les plantes de haies cynégétiques pour favoriser la faune et les interactions bénéfiques avec vos fruitiers (auxiliaires).

Je vous conseille de consulter des sites de conservation des vieux fruitiers comme celui-ci
https://www.croqueurs-national.fr/AL/AIS/1.%20fichiers%20pages%20publiques/1.%20Guide%20du%20Croqueur%20de%20la%20section%20Confluent%20v2.pdf pour connaître les variétés fruitières intéressantes du coin et qui donne le nom d'associations locales de "Croqueurs de pommes".

Certaines pépinières comme Naudet s'attachent à reproduire les végétaux indigènes issus de semences locales qui garantissent une bonne adaptation des végétaux à la région. Voir http://afac-agroforesteries.fr/nos-projets-en-cours/arbres-et-arbustes-certifies-vegetal-local/la-filiere-arbres-et-arbustes-labellises-vegetal-local/

Bonne chance dans votre nouvelle aventure !
Vavou

Jérôme 26/10/2017 21:29

Bonjour,
Vous écrivez : "Evitez de maintenir un couvert végétal au pied des arbres qui a pour effet de rafraîchir le sol et l’atmosphère"
Pourriez-vous expliquer pourquoi une terre couverte est plus froide qu'une terre nue ? Cela m'étonne en effet.
Merci.
Cordialement,
Jérôme.

Vavou 27/10/2017 09:35

Bonjour, la question est intéressante car on a l'habitude de préconiser un bon paillage. Le paillage a pour effet de maintenir l'humidité et donc la fraîcheur au niveau des racines. Si vous souhaitez que le sol se réchauffe vite au printemps afin d'accélérer la mise en végétation de la plante, il faut que les rayons du soleil puissent atteindre rapidement le sol. L'idéal est d'ôter le paillage étalé l'hiver, dès que les premiers signes de réchauffement apparaissent et de remettre un paillage au cours de l'été si la sécheresse menace. Un paillage à base de minéraux (cailloux, graviers) est même idéal car il favorise le drainage (moins de risque de dégâts de gel des racines), il accumule la chaleur le jour et la restitue la nuit aux racines et il peut se laisser en permanence.

Armelle 31/07/2017 12:36

Bonjour
À quelle saison faut il mieux planter les arbres fruitiers en montagne ? C est pour le bugey a 1000m d altitude. Printemps ou automne ?
Merci beaucoup!

Vavou 04/08/2017 10:44

Plutôt au printemps afin de laisser le temps à l'arbre de bien s'installer avant l'hiver. Ceci dit avec des essences très rustiques comme le pommier et le poirier, une plantation en octobre-novembre ne pose pas de problème.

zac 19/11/2015 14:58

choisir prunier :
http://www.commentmieuxchoisir.fr/Comment-choisir-un-prunier.asp

melain 18/10/2014 23:33

Bonjour je souhaite planter des pommiers,cerisiers,pêchers et abbricotiers chez moi en afriques est ce une bonne idée? J ai besoin d info précis svp .merci d'avance....

Vavou 21/10/2014 09:46

Bonjour,
L'Afrique est un vaste continent avec des climats variés. Ces arbres ont besoin d'une période de froid pour induire la floraison. Tout dépend si le climat où vous vous situez se rapproche d'un climat tempéré comme peut l'être une région montagneuse.
Les agrumes poussent bien avec irrigation même si la coloration du fruit ne se fait pas à cause de l'absence de froid.