Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 18:50

Elaguer ou tailler un arbre est une action agressive. Certaines périodes sont plus favorables à l’exécution des tailles du fait de l’état physiologique de l’arbre et du cycle de vie des pathogènes. Le diamètre des branches à couper et le respect des angles de coupes influent aussi sur la vitesse de cicatrisation des plaies. Dans certains cas, l’application d’un produit cicatrisant est utile pour aider l’arbre à se défendre contre les infections. Tailler un arbre n’est donc pas un acte anodin. Cela demande un peu de réflexion et de savoir-faire.

 

   Cavité sur tronc 4641 redimensionner Cicatrisation sur Celtis australis, Gassin (83) 41011 redim

Une mauvaise taille et ce chêne ne cicatrisera jamais (à gauche) tout comme ce micocoulier (à droite) dont les plaies béantes ne devraient pas supporter d’aussi grosses branches (Photos Vavou, Var (83))


1- Tailler un arbre n'est pas sans risque

 

A l’image d’un acte chirurgical, l’élagage est une opération qui augmente la vulnérabilité de l’arbre pendant toute la période de la cicatrisation. En effet, toute plaie de taille constitue une porte ouverte pour certains parasites de blessure. Ces parasites se partagent en deux catégories différentes :

  • Des champignons microscopiques très actifs qui s'installent au moment de la blessure ou dans les jours qui suivent. En nombre limité, ils s'attaquent aux tissus vivants, obstruant ainsi les vaisseaux conducteurs de sève et provoquant des maladies tels que le chancre européen du pommier et du poirier, la maladie du corail sur de nombreux arbustes, ou plus grave encore le chancre coloré du platane qui sévit actuellement dans le Sud de la France... Ces pathogènes sont des champignons des tissus vivants.
  • Des champignons lignivores qui colonisent les plaies anciennes plutôt de grande dimension. Ils ne s'intéressent qu'au bois mort, localisé au cœur des vieux arbres, qu'ils dégradent progressivement pour former une cavité... ce sont les décomposeurs du bois de cœur. Ces champignons, à l’image des amadouviers, des fistulines hépatiques, des ganodermes et des polypores géants, compromettent gravement la stabilité et la résistance mécanique de l’arbre dont les branches et les troncs sont alors « dévorés » de l’intérieur. Or, une fois installés, ces champignons sont très difficiles à enlever.

Champignon lignivore, Sadirac (33), aux Légumes oubliés 2   Ganoderma, Besançon (25) Chez Denis, 34276 redimensionner

Un petit champignon très discret (photo de gauche) mais qui prouve que le tronc est creux (Photo Vavou, Gironde (33)) et, à côté, un gros ganoderme à la base du tronc qui fragilise énormément la résistance mécanique de l’arbre (Photo Vavou, Besançon (25))

 

Couper une grosse branche, c’est-à-dire d’un diamètre supérieur à 10 cm, peut donc induire à terme – dans les 5 à 10 ans – un affaiblissement mécanique de l’arbre dans son ensemble. S’interroger sur l’utilité d’une telle coupe est donc nécessaire. Certaines essences sont particulièrement sensibles aux plaies de taille et pourrissent vite comme les peupliers, les tilleuls, les bouleaux, les érables, les cerisiers, voire les marronniers. D’autres comme les platanes et les chênes cicatrisent également très mal mais leur résistance mécanique est beaucoup plus élevée.

 Cavité sur Tilia 25736 redimensionner

Tronc de tilleul pourri de l’intérieur et qui a nécessité son abattage (Photo Vavou).

 

2 - Pourquoi tailler un arbre d’ornement ?

 

On taille les arbres fruitiers afin d’accélérer la mise à fruit et d’augmenter la productivité. Mais quelles bonnes raisons y a-t-il de tailler un arbre d’ornement ? L’opération n’étant pas sans danger pour l’arbre, il convient donc de s’assurer que l’élagage est bien justifié. Trois raisons peuvent vous amener à tailler un arbre :

 

  • la sécurité (pour les biens ou les personnes),
  • la santé de l’arbre lui-même (présence de chancre, de branches surnuméraires, d’écorces incluses ou risques d’arrachement des branches)
  • l’esthétique (topiaire, rééquilibrage de la forme générale de l’arbre).

 

Si l’argument sécuritaire s’impose souvent de lui-même, l’argument esthétique est bien sûr plus relatif.

 

Le cas des écorces incluses

Elagage-écorce incluse02 

 

 

 

 

Lorsque deux branches d’un diamètre compris entre 5 et 10 cm de diamètre partent d’un même point d’insertion, il peut être nécessaire – mais pas obligatoire – d’enlever une des branches. Deux situations sont à distinguer :

 

 

 

  • Si les deux branches forment un U (schéma de gauche) et que la ride de l’écorce à l’intersection des deux branches se développe vers l’extérieur, cela signifie que les deux branches sont soudées par leurs tissus ligneux et non pas par leur seules écorces. Il n’y a donc pas besoin de tailler ;
  • Si les deux branches forment un V (schéma de droite) et que la ride de l’écorce pousse vers l’intérieur des branches, cela signifie que leurs écorces respectives sont incluses et qu’elles sont peu ou mal soudées par leurs seules écorces. Ces fourches se révèlent très sensibles à l’arrachage lors des coups de vents un peu forts. Dans ce cas, il convient de d’enlever une des branches en effectuant une coupe avec tire-sève comme nous le verrons plus bas.

 

Vous devez également réfléchir aux conditions de réalisation du chantier. Si les branches à élaguer touchent des fils téléphoniques ou, pire encore, des fils électriques, il est sans doute plus prudent de faire appel à un élagueur professionnel. Un arc électrique est si vite arrivé entre les fils et le guide de votre tronçonneuse… La présence de biens matériels sous les branches peut aussi rendre la taille plus difficile que prévu. Une branche mal arrimée et celle-ci défonce, dans sa chute, la clôture, l’abri de jardin ou transperce la bâche de votre bassin. L’abattage d’un arbre pourri peut aussi s’avérer plus dangereux qu’il n’y paraît car il peut se briser à tout moment et pas forcément à l’endroit où on effectue la coupe.

  

Pour résumer, tailler seulement si c’est nécessaire. Si la branche a un diamètre inférieur à 5 cm, vous pouvez élaguer sans risques. Entre 5 et 10 cm réfléchissez à deux fois et au-delà de 10 cm, ayez une très bonne raison car l’arbre cicatrisera mal et la pourriture risque de l’endommager définitivement.

 

3 - Les périodes de taille


Bourrelet cicatriciel - vue en coupe 23278 redimensionnerVue en coupe de la cicatrisation ; la pourriture est contenue à l’intérieur de l’arbre par une barrière chimique qui empêche sa progression. Dans ce cas, il n’y a aucun risque de rupture ou de progression de la plaie (Photo Vavou)

 

La taille des branches ne devrait concerner que des sections de faible diamètre, inférieures à 5 cm. Réalisées dans les règles de l’art, elles cicatrisent en un ou deux ans. Le bourrelet cicatriciel progresse en effet de 0,5 à 2 cm par an. Surveiller et tailler l’arbre tout au long de sa croissance s’avère donc préférable à des coupes tardives mais souvent plus drastiques.

 

 

 

 

 

 

Elagage-Cicatrisation sur Quercus 49791 redimensionnerDeux niveaux de cicatrisation différents, en haut, la plaie est quasiment refermée alors qu’en bas, il ne manque qu’un peu de bourrelet cicatriciel (Photo Vavou)

 

Concernant les périodes de taille, l’hiver reste la période la plus propice pour l’élagage – en dehors des périodes de gel – car la silhouette de l’arbre est plus visible et les coupes plus faciles à équilibrer sur l’arbre. Les écoulements de sève sont quasiment nuls et les spores de champignons inexistants. C’est la meilleure période pour tailler les arbres à floraison estivale (Lagerstroemia...). Les conifères et les arbres à feuilles persistantes peuvent être taillés toute l’année avec une préférence pour la taille d’hiver ou de fin d’automne, voire de début de printemps.

 

Des études ont par ailleurs mis en évidence que la taille en juillet, voire en juin dans les régions méditerranéennes, entraîne une cicatrisation tout à fait correcte, une moindre apparition de gourmands et une réduction des infections. C’est aussi la meilleure période pour tailler les arbres et surtout les arbustes qui fleurissent au printemps (comme les pommiers d'ornement, forsythia...).


4 - L’exécution de la coupe


Abordons maintenant un point essentiel pour une taille réussie : l’exécution de la coupe elle-même. L’angle de coupe est un facteur primordial pour obtenir une cicatrisation parfaite. L’arbre possède en effet à la base de chacune de ses branches une zone de tissu capable de régénérer n’importe quelles cellules : le méristème. Elle se situe sur le pourtour de toute la branche et forme un renflement visible sur le dessous (col de la branche), se prolongeant par une sorte de fissure vers la partie supérieure. Les coupes doivent se faire en biais, juste à la limite du col inférieur et supérieur de la branche afin de ne pas laisser de chicot et d’épargner cette zone méristématique. Tout est donc une affaire de dosage et surtout de précision.

Elagage-bourrelet cicatrisation 04

La coupe s’exécute le long de la ride de l’écorce dessinée à la base de la branche. A gauche, cas d'une branche morte et à droite, cas d'une branche vivante

 

4.1 - Coupe au point d’insertion

 

Si la branche possède un diamètre supérieur à 5 cm, procédez en 2 temps : sciez à 20 cm du point d’insertion en effectuant un trait de scie sous la branche. Cela évitera que l’écorce et les tissus vivants ne soient arrachés en deçà du point de coupe. Puis effectuez la coupe définitive par le dessus. La branche cèdera alors sous son propre poids. Refaites ensuite une troisième coupe plus fine et définitive au niveau du col.

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Mauvaise coupe : une partie de l’écorce s’est arrachée lors de la chute de la branche et des gourmands ont poussé de façon désordonnée (photo Vavou)

 

 

Elagage-bourrelet Tree pruning method1

Coupe en trois temps : schéma théorique et passage à la pratique (photos Vavou)

 

 Elagage branche basse 18414 redimensionner Elagage branche basse 18415 redimensionner 

 

4.2 - Coupe avec tire-sève


Lorsque vous désirez simplement raccourcir un branchage afin d’éclaircir le houppier ou supprimer des rameaux mal placés, le trait de coupe ne se situe pas forcément à l’insertion de la branche. Le « col » n’est donc pas présent à cet endroit. La solution consiste alors à supprimer le prolongement de cette branche juste au-dessus d’une ramification appelée tire-sève. Ce dernier doit posséder un calibre au moins égal au tiers de la branche supprimée. En attirant la sève vers la coupe, le rameau aura la possibilité de cicatriser rapidement.

     

Elagage-tire-sève03Schéma d’une coupe avec tire-sève

 

 

 

Quelle que soit le type de coupe effectué, n’oubliez pas de désinfecter à l’alcool ou à l’eau de javel les outils de coupe quand vous passez d’un arbre à un autre afin d’éviter la propagation des spores.

 

 

 

     

 

5 - Faut-il appliquer un cicatrisant ?

 

Les produits cicatrisants, à base de goudron de pin, de résines, associés quelquefois à une huile végétale, une cire ou un fongicide sont recommandés en cas de coupe de diamètre important. Il existe aussi des mastics en bombe aérosol mais leur efficacité n'égale pas celle des mastics en pâte. Avec l'aérosol, vous déposez une couche trop fine, diminuant l'efficacité du mastic.

 Elagage-mastic cicatrisant-03  Elagage-mastic cicatrisant-01

 

Différents types de cicatrisants disponibles dans le commerce (dont le fameux goudron de Norvège, à droite)

 

L’utilisation de mastic peut s’avérer efficace face à des champignons des tissus vivants qui voudraient profiter du passage. Dans ce cas, le mastic peut faire barrage et protéger efficacement l'arbre. Sachez seulement qu'il se dégrade rapidement, se craquelle et se fissure, laissant le champ libre aux champignons lignivores. Si vous habitez une région où des parasites de blessure sévissent (fomès, chancre coloré du platane par exemple), n'hésitez pas à l'utiliser juste après la coupe sur les essences sensibles et renouvelez l’application 3 mois plus tard et ce, jusqu’à complète cicatrisation. Pour l'application, nettoyez bien la plaie ou la blessure à l'aide d'une brosse métallique. Enlevez les parties d'écorce déchirées ou mortes au couteau. En présence d'un chancre, enlevez toutes les parties atteintes avant l'application du mastic puis badigeonnez la plaie avec pinceau à poil dur.

Elagage-mastic cicatrisant-02 

Mastic sur une plaie de taille de fort diamètre

 

Dans le cas des champignons lignivores, le cicatrisant est inefficace car sa durée de vie est trop faible... inutile alors de badigeonner systématiquement toutes les plaies lors de l'élagage d'un arbre. Pour éviter l'installation de ces "décomposeurs" de bois, faites en sorte que la cicatrisation soit rapide: effectuez des plaies de faible dimension (<5 cm) et respectez les angles de coupe.

 

L’application de mastic reste donc contestée par certains spécialistes estimant qu’il favorise les pourritures ! Toutefois, son action est reconnue pour lutter contre la maladie du plomb qui sévit sur les fruitiers à noyau. Il s’applique systématiquement sur des plaies de 2 cm et plus. Evitez cependant de tailler en fin d’été, période à laquelle le champignon dissémine ses spores.

 

6 – Des articles de saison

 

Vous trouverez également sur mon site quelques articles de saison qui vous intéresseront peut être :

 

 

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Par Vavou - Publié dans : Techniques : sol, santé, etc
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 18:37

La plantation d’un arbre ou d’une haie comporte un certain nombre de règles qui relèvent du code civil, rural ou forestier en vue de limiter les conflits de voisinage. Il est important de connaître vos droits mais aussi vos devoirs de citoyen. La plupart du temps, les problèmes se règlent à l’amiable. Il suffit d’exprimer sa gêne avec tact. Si votre interlocuteur persiste à ne rien changer, vous êtes en droit de faire appel au garde-champêtre habilité à faire respecter la loi. Voici quelques principes de voisinage que tout jardinier doit connaître, sachant que votre commune a pu y apporter des modifications par le biais d’un arrêté municipal ou d’un règlement de lotissement que vous êtes invité à consulter en mairie.

 

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Jeune plantation qui ne devrait pas dépasser deux mètres, Marans (17) (Photo Vavou)

 

1 - Des plantations dans les règles

 

La plupart des règles de distance sont inscrites dans les articles, 671, 672 et 673 du Code civil. Ils sont consultables sur le site légifrance 

 

1.1 - Les distances

 

·      Vous pouvez planter autant d’arbres et d’arbustes que vous souhaitez sur votre propriété quelle qu’en soit la hauteur à l’âge adulte. Au même titre que la construction d’un immeuble devant vos fenêtres, votre voisin ne peut argumenter que cela lui cache le soleil ou la vue. Cependant une distance minimale de 2 m par rapport à la clôture doit être respectée si vos sujets doivent dépasser 2 m de haut. Dans le cas de très gros arbres, la distance se mesure à partir du milieu du tronc de l'arbre. Votre voisin peut ainsi exiger qu’une haie soit rabattue à 2 m si elle ne répond pas à cette distance minimale. Toutefois, s’il est prouvé que les plantations dépassaient déjà 2 mètres il y a 30 ans, il y a prescription ! De même, si lors de l'acte d'acquisition, les distances n'étaient déjà pas respectées, une jurisprudence de 1986 affirme que l'aménagement de la propriété a été implicitement accepté par l'acheteur, au moment de l'achat de la propriété. (TGI Bordeaux, 10 juillet 1986, D.S.1987.277).

 

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Une plantation dans les règles : la haie ne dépasse pas de 2 m et l’arbre est situé à plus de 2 m de la limite séparative (Photo Vavou)

 

 

Quand le spécialiste s’en mêle…

Un fait divers raconte qu’une vieille haie de noisetiers a pu être sauvée grâce à l’intervention d’un spécialiste arboricole afin de faire valoir la prescription. Après avoir scié un tronc, il s’est basé sur le comptage des cernes pour déterminer l'âge des perches. A partir de là, des comparaisons de diamètres de troncs ont permis de déterminer que les noisetiers avaient plus de 30 ans et qu’à l’époque, la hauteur des tiges dépassait déjà 2 m. La haie a pu être sauvée grâce à cela !

 

 

·       Tout arbre ou haie ne dépassant pas 2 m de haut doit être planté au moins à 50 cm de la limite séparative). Cette distance doit vous permettre en théorie de tailler votre haie depuis votre terrain ce qui est rarement respecté !

 

 

 

·       Cette règle ne s’applique pas pour les plantes palissées (fruitiers en espalier et grimpantes) contre un mur de séparation mitoyen. Vous pouvez planter au pied du mur du moment que la plante ne dépasse pas la crête du mur. Si le mur est mitoyen, votre voisin peut faire la même chose de son côté.

Fruitier en espalier DSCN2267

 Arbre fruitier palissé dont les branches ne doivent pas dépasser la crête du mur (photo D. Duquet)

 

·       Dans le cas d’un mur privatif, seul le propriétaire peut y adosser des plantations même si la construction n’est pas belle de l’autre côté, à moins d’un accord, écrit de préférence. Vous ne pouvez pas non plus exiger qu’il plante quelque chose ou qu’il le crépisse dans un souci d’esthétisme.

 

 

·       Si votre jardin borde un chemin départemental ou communal, vous ne pouvez planter qu’à 50 cm minimum de la limite séparative.

 

 

1.2 - Les racines

 

Vous pouvez couper les racines des arbres voisins à la limite séparative de votre propriété. Il est bien sûr préférable d’en avertir votre voisin qui pourrait être surpris de voir certaines branches dépérir.

Dendrocalamus asper, Menton (06) Jardin botanique du Val Ra

 

Méfiez-vous des haies séparatives à base de bambou. Très pratiques et très vigoureuses, elles peuvent parfois s’avérer très envahissantes malgré l’usage de barrières en polypropylène (Photo Vavou)

 

1.3 - Les branches

 

Si les branches de l’arbre du voisin débordent sur votre propriété, vous pouvez exiger qu’il les coupe à la limite de la propriété mais vous ne pouvez le faire vous-même, à moins qu’il vous donne une autorisation écrite.

 

 Pyrus 5137 redimensionner

 

La présence de ce grand poirier trop proche de la haie pourrait être source de conflit à moins de faire valoir la prescription. Les voisins peuvent toujours exiger de faire couper les branches qui empiètent sur leur terrain mais dans le cas présent, les deux partis n’ont-ils pas mieux à faire en profitant ensemble de ce spécimen de toute beauté ? (Photo Vavou)

 

1.4 - Les feuilles

 

Si le vent emporte vos feuilles mortes sur le terrain du voisin, le voisin doit le supporter sauf si cela occasionne des dégâts excessifs comme le bouchage de ses gouttières ou une accumulation sur son toit.

 

 

 

1.5 - Les fruits

 

Vous pouvez ramasser tous les fruits des arbres du voisin qui tombent dans votre propriété mais vous n’avez pas le droit de les cueillir sur les branches qui surplombent votre propriété. En revanche, s’il s’agit d’une haie mitoyenne, la moitié de la récolte vous appartient !

 

2 Les travaux du jardin

 

2.1 - Le débroussaillage

 

·       Afin de se défendre et lutter contre les incendies, la destruction des broussailles et des bois morts est rendue obligatoire dans certaines régions et départements comme la Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, la Corse, le Languedoc-Roussillon, ainsi que dans certaines communes par décision du maire ou du préfet. Vous pouvez prendre connaissance de ces obligations auprès de la mairie ainsi que dans l'article L-321-5.3 du Code forestier.

 

·       Les propriétaires de bâtiments (maisons, caravanes fixes …) ou leurs ayants droits (locataires si le contrat le mentionne, usufruitiers) doivent débroussailler dans un rayon de 50 m (parfois 100 m), autour du bâtiment et le long des chemins et de 10 m de part et d’autres des voies privées y donnant accès.

 

·       Lorsqu’il s’agit de terrains laissés à l’abandon, le maire ou le préfet peut faire réaliser les travaux de débroussaillage au frais des propriétaires. Les voies de circulation, celles destinées à l’accès des pompiers et les voies ferrées sont à la charge de l’Etat et des collectivités territoriales qui doivent débroussailler sur 20 m de chaque côté.

 

 

2.2 - L’élimination des déchets par le feu

 

brûlage feuilles mortes 3873 redimensionner·       La destruction des déchets verts par le feu est autorisée sur place sauf dans certains départements à risques et périodes de sécheresse. Le brûlage doit cependant être déclaré à la mairie.

 

·       Sachez que l’allumage d’un feu n’est autorisé qu’entre le lever du jour et 13 heures de manière à disposer du reste de la journée pour s’assurer de son extinction totale. D’autre part, cette opération doit s’effectuer à une distance minimale de 200 m des habitations et forêts et à 100 m des routes et chemins.

 incinérateur

·       Rappelons qu’il est strictement interdit de brûler des déchets non organiques comme des magazines, des emballages, des pneus, etc. du fait de la toxicité des fumées.

 

 

Un incinérateur est recommandé pour brûler soi-même ses déchets (photo Vavou)

 

 

2.3 - Le bruit

 

Les travaux momentanés de jardinage, réalisés à l'aide d'appareils susceptibles de causer une gêne pour le voisinage, tels que tondeuses à gazon, débroussailleuses à moteur thermique, tronçonneuses ne peuvent être effectués que les jours ouvrables de 8 h 30 à 12 h 00 et de 14 h 30 à 19 h 30, les samedis de 9 h 00 à 12 h 00 et de 15 h 00 à 19 h 00 et les dimanches et jours fériés de 10 h 00 à 12 h.

 

 

 

3 - Le forage d’un puits

 

Il n’y a pas de formalité particulière à exécuter dès lors que ce puits est destiné à un usage domestique et que les prélèvements d’eau ne dépassent pas 40 m3 par jour. Cependant si ce forage est destiné à la consommation humaine, il est soumis à déclaration et nécessite une analyse en laboratoire agréée par le ministère de la Santé. Au besoin, contactez la DDASS (Direction départementale de l’action sanitaire et sociale).

 

4 - Quelques articles de saison

 

Et pour sortir un peu de ces règles un peu austères, je vous rapelle que vous pouvez lire quelques articles de saison sur les arbousiers, les houx, les mimosas et les  hellébores que l’on surnomme les roses de Noël. En serre froide, c’est la saison des agrumes, orangers et autres citronniers. Et dans la maison, celles des orchidées.

 

Par Vavou - Publié dans : Techniques : sol, santé, etc
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 23:11

Avec l’arrivée de l’hiver, la protection des plantes les plus sensibles au froid et au gel s’avère nécessaire quoique sujette à de nombreux facteurs. L’intensité du froid provoque des dégâts plus ou moins importants mais aussi le taux d’humidité ambiante. De fait, il est toujours difficile d’indiquer les seuils de résistance pour une plante car les effets du froid sont très variables selon l’avancement de la saison. Un gel printanier de faible ampleur est capable d’avoir des effets bien plus destructeurs qu’un gel à -12°C au cœur de l’hiver. En définitive, tout vient de la façon dont la plante a été préparée à affronter l’hiver.

 

Neige sur le Bassin d'Arcahon 15831 redimensionner Neige sur le Bassin d'Arcahon 15832 redimensionner

Mon jardin sous la neige en janvier 2007 et en fleurs en juin 2007 ! (Photo Vavou) 

 

1 - L’emplacement

 

Chauffage au gaz, Pessac (33) Chez Mr Pin 42993 redimensionSelon les cultures, il est nécessaire d’adapter différents moyens de protection contre le froid intense. Les plantes semi-rustiques (-5°C) et d’origine tropicale ont besoin d’une véritable serre chaude pour résister sous nos climats, le plus simple étant de conserver la plante dans un pot et de la rentrer dans la maison dès septembre-octobre. Mais certaines plantes comme les agrumes tolèrent difficilement la chaleur sèche de la maison. Il est recommandé de les stocker dans une serre ou un tunnel contenant juste un chauffage d’appoint au pétrole ou au gaz pour le maintien hors-gel.

 

Chauffage au gaz à installer en serre froide et à déclencher manuellement quand la température descend en dessous de zéro degré (Photo Vavou)

 

Les plantes méditerranéennes sont capables de supporter des gels assez intenses à condition d’avoir les racines dans un sol bien drainé. L’installation d’une couche de graviers de 20 cm lors de la plantation est parfois très utile. L’exposition face au vent du nord est aussi un critère à considérer. En montagne, les vallées encaissées sont plus souvent soumises aux gelées tardives.

 

2 - La protection des racines

 

L’eau en gelant augmente de volume et blesse les racines, c’est pourquoi il est recommandé de planter dans un sol bien drainé les plantes un peu fragiles. Même si ce sont les parties aériennes de la plante qui sont les plus exposées, la protection la plus efficace s’opère au niveau du sol de manière à bien préserver les racines. Ainsi, même si les branches ont gelé, la plante peut repartir de la souche au printemps.

 

Pour des plantes tels que les artichauts ou les rosiers, le buttage peut être pratiqué dans les régions à hivers rigoureux. Il consiste à ramener la terre au pied des plantes. Il est également possible d’étaler une couche de terreau bien noir car cela permet au sol d’emmagasiner un peu plus de chaleur.

 

Artichaut redimensionner

Artichaut protégé par de la paille dans mon potager (Photo Vavou)

 

Sur les vivaces fragiles, vous pouvez déposer une bonne couverture de paille ou de feuilles mortes jusqu’à les ensevelir complètement. Si le climat est très humide, recouvrez le paillage lui-même d’une feuille plastique afin d’éviter que l'humidité ne le  fasse pourrir.

 

protection hivernale Erythrina 3924 redimensionner

L’érythrine crête-de-coq disparaît totalement sous ce manteau de feuilles mortes, Bordeaux, Jardin public, (Photo Vavou)

 

Pour les plantes en pot tels que les agrumes, les géraniums ou les sauges, une protection est aussi nécessaire au niveau de leur système racinaire qui se trouve davantage exposé au gel qu’en pleine terre. Il convient donc d’entourer ces plantes de plastique à bulles uniquement au niveau du pot. L’air est en effet un excellent isolant. Si la terrasse est en béton ou si elle est carrelée, glissez une plaque de polystyrène sous le pot. 

 

Certaines plantes à grande feuilles comme les Gunnera ou au feuillage abondant comme les agapanthes peuvent être protégées des rigueurs de l’hiver par leurs propres feuilles. Il suffit de les couper à la base et de les retourner tel un parapluie sur le cœur de la plante.

 

Gunnera tinctoria 15310 redimensionner

Des Gunneras protégés par leurs propres feuilles au Conservatoire botanique de Brest (29), (photo Vavou)

 

Quant à certaines plantes à bulbes un peu fragiles comme les glaïeuls, les dahlias et les amaryllis, leur arrachage et leur stockage dans un endroit sec se pratiquent si le sol est froid et humide l’hiver (notamment en sol lourd, argileux et donc humide). Une fois rentrée, au garage par exemple, la caissette de stockage peut être remplie de sable pour éviter le dessèchement des bulbes.

 

3 - La protection des parties aériennes

 

3.1 - Les rameaux

 

Il arrive que les extrémités de rameaux gèlent chez des plantes un peu fragiles comme les Fuchsia magellanica 'Riccartonii', les Sesbania, les Caesalpinia gilliesii... Il suffit souvent de les tailler au printemps, après les dernières gelées, pour leur redonner une belle apparence.

 

Mis à part les conifères qui ont su réduire leurs feuilles à une surface minimale, les végétaux persistants comme le laurier rose, les agrumes ou l’olivier supportent moins bien le gel. Une exposition contre un mur sud capable de restituer la chaleur pendant la nuit est la première des précautions. Il est dangereux de protéger les parties aériennes avec du plastique à bulles car il induit un réchauffement pendant la journée susceptible de « réveiller » la plante bien trop tôt à cause de l’effet de serre.

 

Voile hivernage citrus 1660 redimensionner Voile hivernage citrus 1666 redimensionner Voile hivernage citrus 1665 redimensionner

Protection en plein air du citronnier avec une plaque de polystyrène à la base du pot et du voile d’hivernage sur la partie aérienne. Le tout est placé plein sud, à l’abri d’une sous pente pour éviter la pluie et donc le gel (Photo Vavou)

 

 

A la place du plastique à bulles, je vous conseille d’utiliser plutôt du voile d’hivernage non tissé. Ces voiles sont faits de matière polypropylène. Ils réchauffent l’atmosphère autour de la plante de quelques degrés, tout en lui permettant de respirer (ce qui évite la condensation et le pourrissement), d’être éclairé et de bénéficier de l’humidité ambiante. Ce type de voile s’emploie pour envelopper le feuillage des plantes persistantes en enroulant celles-ci de 2 ou 3 épaisseurs de voile. On peut aussi le poser à même le sol pour activer la germination et la croissance des semis au début du printemps.

 

La protection individuelle au potager peut se faire à l’aide de cloches en verre ou en plastique transparent qui emmagasinent la chaleur du jour et retiennent le rayonnement du sol durant la nuit. Le risque est d’augmenter la température de façon excessive durant le jour et de réveiller la végétation. Aussi, cette technique doit s’employer sur des plantes poussant en fin d’automne ou au printemps. La technique du châssis en plastique convient aussi parfaitement pour les légumes de début de printemps.

 

Chassis, Pessac (33) Chez Mr Pin 43010 redimensionner

Châssis en plastique et paille pour protéger de jeunes plants de salades, Bordeaux (33) (Photo Vavou)

 

3.2 - Le tronc

 

Pour les bananiers et palmiers, il est important de protéger le bourgeon terminal situé au cœur des palmes. La meilleure technique consiste à entourer le tronc d’un grillage à poule et de le remplir de paille ou de feuilles mortes. Le bananier conserve ainsi son stipe plusieurs années ce qui favorisera sa floraison au bout de 3 ou 4 ans. Pour les palmiers vous pouvez rassembler et lier les palmes ; cela offre une isolation supplémentaire du bourgeon.

 

 Protection hivernale 1 bananier- 10814 redimensionner Protection hivernale 2 bananier 13982 redimensionner Protection hivernale 3 bananier 13988 redimensionner Protection hivernale 4 bananier 4076 redimensionner

Bananier enroulé d’un manchon de paille retenu par du grillage à poule dans mon jardin sur le bassin d’Arcachon (33) (Photo Vavou)

 

Pour les fougères arborescentes comme les Dicksonia, il est d’usage de protéger soit le tronc en entier comme pour les bananiers soit seulement le bourgeon terminal avec une bonne couche de paille. C’est en effet au cœur du tronc que se trouvent les tissus vitaux de la fougère comme je l’ai expliqué dans un article précédent.

 

Dicksonia antarctica 15318 redimensionner 

Paille pour protéger le bourgeon terminal d’une Dicksonia, Conservatoire botanique de Brest (29), (photo Vavou)

 

Enfin, ne paniquez pas au printemps si la plante met quelques temps à reverdir. Certaines plantes méditerranéennes comme les Fuchsia, les Tecomaria, les érythrines ou les Tibouchina ne repartent de souche qu’au mois de mai voire de juin. Un peu de patience donc avant de tout arracher, tout espoir n’est pas forcément perdu…

 

Quant au froid lui-même, sa beauté s’apprécie dès les premiers frimas et lors des gels très humides comme vous le montrent les photos prises dans mon jardin au cours de ces derniers hivers.

 

 

 

 

Gel sur Camellia en bouton 15066 redimensionner Gel sur Campanula poscharskyana 15050 redimensionner

 

Givre sur feuille et bouton de Camellia (à gauche) et sur campanule des murailles ( à droite), (Photo Vavou)

 

Gel sur Verbena 23268 redimensionner Gel sur Dryopteris erythrosa 23090 redimensionner

 

Givre sur Verbena bonariensis et sur Dryopteris erythrosora (Photo Vavou)

 

Gel sur Rosa 23213 redimensionner Gel sur Erica carnea, Brest (29) Conservatoire botanique na

 

Givre sur fruit de rosier et sur la bruyère (Erica carnea) (Photo Vavou)

 

4 - Quelques articles de saison

 

Dans certaines régions de France, l’hiver n’est pas une saison où toute vie végétale s’arrête. C’est aussi un moment où fructifient les arbousiers et les houx comme je le rappelle dans deux de mes articles. On voit aussi poindre les premiers bourgeons des hellébores que l’on surnomme les roses de Noël. En serre froide, c’est la saison des agrumes, orangers et autres citronniers. Et dans la maison, celles des orchidées.

 

Par Vavou - Publié dans : Techniques : sol, santé, etc
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 17:14
 Le début de l'hiver est un des meilleurs moments pour concocter de grosses potées associant des plantes à bulbes et des bisannuelles afin de faire chatoyer les balcons ou les terrasses au printemps. Quelques conseils et des idées d’assemblages pour une composition réussie !
 
1 - Fleurir une jardinière
 
14B-Tulipa-rouge--Trevarez--29-_31041_redimensionner.JPGPotée de tulipes (Photo Vavou)
 
Pour fleurir un pot rond de 40 cm de Ø ou une jardinière de 50 cm de long et 10 cm de large, comptez 20 à 30 bulbes. Il s’agira de les positionner sur différents étages. Le pot n’est pas nécessairement très haut vu que la profondeur maximale de plantation est de 20 cm mais un volume important offre une meilleure protection contre le gel. Vous tiendrez compte des exigences de profondeur de chaque plante pour les positionner. Choisissez une gamme de plantes comprises entre 5 et 25-40 cm de haut selon l’importance du pot.
 
Vous glisserez quelques bisannuelles comme des pensées, des pâquerettes ou des myosotis pour combler les vides et étoffer la composition.
 
2 - Comment planter ?
 
Poté fleurie de tulipes et de jacinthes au Domaine de Trévarez (29) (Photo Vavou ci-dessous)
 
14Bbis Tulipa rouge, Trévarez (29) 31044 redimensionnerIl est important de bien soigner le drainage car les bulbes sont très sensibles à la pourriture. Epandez un lit de graviers, de tessons ou des morceaux de polystyrène sur 1/10 de la hauteur du pot, puis une couche de terre légère.
 
Placez au centre de la composition les fleurs les plus hautes comme la fritillaire impériale dans l’exemple ci-dessous, à 20 cm de profondeur, sous peine d’annuler la floraison. Elle peut être remplacée par 3 à 5 narcisses à grandes fleurs plantées à 15 cm de profondeur et distancées de 1 à 2 cm. Recouvrez les bulbes de 1 ou 2 cm de terre et épandez un lit de petits gravillons ou de sable par dessus.
 
Placez autour, à 10 cm de profondeur, 16 bulbes de tulipes moyennes comme ‘Christmas Dream’ (25-30 cm de haut)  et 3 de jacinthes d’Orient ‘Pink Pearl’. La tulipe Greigii, est une espèce tardive au joli feuillage marbré de marron, très résistante et à longue floraison. Vous la placerez en bordure du fait de sa faible taille (20 cm).
 
Serrez les bulbes de façon à ce qu’ils se touchent. Recouvrez-les de terre puis de gravillons ou de sable si vous ajoutez d’autres petits bulbes.
 
Le transfert au jardin dès la floraison terminée permet de conserver les bulbes d’une année sur l’autre. Cependant, il sera préférable de renouveler l’achat de vos bulbes de tulipes l’année prochaine pour conserver l’éclat de la floraison.
 
Pour finir, plantez 2-3 pensées ou primevères afin de fleurir le pot depuis l’automne jusqu’au printemps. Elles serviront aussi à combler l’espace entre les tulipes à moins de planter des petits bulbes de type crocus, muscaris ou anémone blanda (à 5 cm de profondeur) sur les bords de la jardinière.
 
 

3 - Les clés du succès

·        La terre doit être légère et bien drainée, mélangez un peu de terre de jardin au terreau pour éviter que le substrat ne soit trop vite asséché.

·        Sous chaque niveau de plantation des bulbes, épandez une couche de 1 cm de sable, de gravier ou de billes d’argile pour qu’il n’y ait pas de stagnation de l’eau.

·        Posez la jardinière sur 2 cales en bois de façon à ne pas mettre en contact le fond du pot avec le sol. Ne placez pas de soucoupe sous le pot.

·        Laissez les jardinières à l’extérieur jusqu’à la floraison dans un endroit ensoleillé ou mi-ombragé.

·        Vous n’avez pas besoin d’apporter d’engrais sauf si vous laissez vos bulbes pendant plusieurs années dans le même terreau. Dans ce cas faites un apport d’engrais complet type NPK : 9-9-6 à l’automne.

·        Arrosez régulièrement par petites doses surtout à partir du moment où les parties aériennes sortent de terre.

·        Après la floraison, coupez les fleurs et arrosez modérément jusqu’à ce que les feuilles jaunissent.

 
 
4 - Sélection de bulbes pour mini-compositions
 
L’assemblage de petits pots, plantés de « mini-bulbes » offre un décor très mignon que l’on peut modifier à volonté. Il devient alors plus commode de planter une seule espèce de bulbes par conteneur de manière à la mettre en avant uniquement au moment de sa floraison. Une infinité de petits bulbes botaniques sont proposés aujourd’hui que vous pourrez très bien planter en pleine terre par la suite en vue de leur naturalisation. Les distances de plantation signalées correspondent à une plantation définitive en pleine terre. En pot, les bulbes sont presque à touche-touche.
 
4.1- L’Eranthis hyemalis ou aconit d’hiver
 
14C-Eranthis-hyemalis_15925_redimensionner.JPG
 Eranthis hyemalis (Photo Vavou)
 
Ces petits boutons d’or ornés d’une collerette verte illuminent les tapis de neige ou de feuilles mortes dès janvier. Placez le pot en hauteur de manière à pouvoir admirer et sentir ses divins boutons.
 
Exposition : soleil ou mi-ombre.
Floraison : mars, avril
Distance de plantation : 15 cm.
 
4.2 - Le Chionodoxa luciliae ou gloire des neiges
 
14D-Chionodoxa-luciliae--Pink-Giant-_04454_redimensionner.JPGChionodoxa luciliae ‘Pink Geant’- (Photo Vavou)
 
Ses corolles constituées de minces pétales violacés éclairés par un coeur blanc scintillent lorsque la fonte des neiges est amorcée. Pour mettre en valeur sa floraison diaphane blanche, rose ou bleue, couvrez le pot de mousse des bois. L’espèce luciliae ne dépasse guère 15 cm. La floraison comporte 2 à 3 fleurs par tiges et dure environ 2 semaines.
Exposition : soleil ou à mi-ombre
Floraison : fin mars-début avril.
Distance de plantation : 10 cm.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
4.3 - Les iris nains
Iris-reticulata--Harmony---Audenge--33--Lucasson_43270_redi.JPG
 
Iris reticulata ‘Harmony’ et crocus (photo Vavou)  
 
Iris danfordiae et Iris reticulata sont 2 petits iris mesurant guère plus de 5 à 10 cm. Ils fleurissent très tôt en saison (dès février) alors que les feuilles sont encore enfermées dans leur gaine, jaune pour le premier et bleu ou violet profond tachetés de blanc et d’orange pour le second.
 
Exposition : soleil
Floraison : février-mars
Distance de plantation : 10 cm.
 
 
 
4.4 - Tulipes botaniques
 
Tulipa polychroma est une des premières à fleurir dès la fin février avec des coupes blanches au cœur jaune vif. T. turkestanica (photo ci-dessous) est tout en finesse, ses tiges de 20 cm portent 5 à 8 corolles étoilées couleur crème, au centre éclaboussé de jaune, dès le mois de mars. Tulipa ‘Little Beauty’ et ‘Little Princess’ sont des cultivars aux couleurs très vives rose pour la première et orange pour la seconde. Chaque bulbe de 10 cm de haut émet 3-4 tiges.
 
Tulipa ‘Little Beauty’ - Photo Vavou
14F-Tulipa--Little-beauty-_5041_redimensionner.JPGTulipa-turkestanika_24078redim.jpg
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
                           
Exposition : soleil
Floraison : fin février à avril
Distance de plantation : 15 cm
 
 
 
 
D'autres compositions de saison sont possibles avec :
Crocus, Allium moly, Ipheion uniflorum, Anemona blanda, Narcisses à petites fleurs, Muscaris, Puschkinia, Cyclamen coum, Erythronium pagoda, Leucojum vernum, le perce-neige, Scilla sibirica…
 
 
5- D'autres articles de saisons sur mon blog
Je vous invite également à lire un de mes articles sur les narcisses et celui sur la plantation des tulipes. Et puisque Noël approche, n'oubliez pas de soigner vos orchidées et de préparer les couronnes de Noël à base de houx et de Skimmia
 
Par Vavou - Publié dans : Bulbes
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 22:41

La plupart des arbres fruitiers de nos régions tempérées sont très résistants au froid. La ramure et les racines peuvent supporter des gels de l’ordre de – 20°C à – 30°C, températures rarement atteintes, dans l’hexagone. Toutefois la récolte peut s’avérer médiocre en raison de la précocité de la floraison qu’une petite gelée peut anéantir en une nuit. Les régions situées au nord de la Loire et en altitude ont donc tout intérêt à privilégier les essences à floraison tardive, d’autant que les insectes pollinisateurs ne sont actifs qu’à partir de 18°C. En outre, la durée de mûrissement des fruits doit être réduite afin de récolter des fruits ayant développé toute leur saveur.

 Malus rouge 21829 Ecosse (2007) Geilston Garden Dumbarton

Pommier à Gleiston Garden en Ecosse (Photo Vavou)

 

1 – Comment résister au froid

 

Malus, plantation racines nues, Montesquieu (47) Conservato

Trou de plantation et pralinage des racines nues du scion fruitier (Photo Vavou)

 

1.1 - Choisir le meilleur emplacement

Les masses d’air froid ont tendance à se diriger vers le point le plus bas. Il faut donc éviter de planter les fruitiers en contre-bas des parcelles dans des endroits confinés qui emprisonnent l’air froid. Par ailleurs, les points hauts présentent l’inconvénient d’être plus exposés au vent. Cela peut provoquer des cassures de branches et perturber le travail des insectes pollinisateurs.

De plus, des pluies fortes au cours de la floraison lavent le pollen et peuvent réduire les chances de fécondation de façon conséquente. Les variétés de fruitiers sont sensibles à des degrés divers à ce phénomène dits de « coulure ». La création de haies brise-vent, à condition qu’elles n’occultent pas le soleil, peut être une solution pour réduire tous ces risques.

 

1.2 - Plantation sur butte et conduite en espalier

 

En montagne, la mise en terre des fruitiers est préférable au printemps. Plantez sur butte pour éviter l’accumulation d’eau au moment de la fonte des neiges. Sur un terrain en pente, formez des terrasses pour éviter le ravinement. L’installation d’un bon tuteurage est nécessaire pour éviter que l’arbre ne soit entraîné par le poids de la neige. Deux tuteurs, de part et d’autre de l’arbre, inclinés dans le sens de la pente viendront soutenir un troisième, placé près du tronc, face au soleil.

Les fruitiers se prêtent aussi facilement à une conduite en espalier. En adossant l’arbre contre un mur exposé sud-ouest, celle-ci permet la plantation d’espèces plus fragiles.

 Fruitier en espalier DSCN2267

Fruitiers en espalier à Besançon (25) (Photo D. Duquet)

 

1.3 - Un entretien particulier

Il est important de prémunir l’écorce des arbres contre les écarts de température et la réverbération exercée par la neige. Pour cela, blanchissez les troncs au lait de chaux et entourez les écorces fines de toile de jute.

Evitez de maintenir un couvert végétal au pied des arbres qui a pour effet de rafraîchir le sol et l’atmosphère. Maintenez un sol propre en binant régulièrement.

Un arrosage par aspersion de la ramure permet de libérer des calories préservant ainsi les boutons du gel. Mais ceci suppose une installation d’asperseurs actionnés pendant toute la durée du gel et notamment la nuit !

 

Tableau de sensibilité au froid des boutons floraux selon leur stade de développement.

 

Stades de développement Température entraînant des dégâts
Bourgeon clos déjà teinté -5°C
Apparition des pétales -3°C
Pleine floraison -1,5°C
Nouaison (début de grossissement du fruit) -0,5°C

 

Pleine floraison Poirier 5884 redimensionner

Stade de la pleine floraison du poirier (Pyrus communis) (photo Vavou)

Pyrus communis 'poire de St Jean' 31576 redimensionner

Stade de la nouaison sur la poire de St Jean (photo Vavou)

 

 1.4 - Des fruitiers plus adaptés au froid que d’autres

 

Plus on s’élève en altitude, plus la saison de végétation est réduite et la montée en température faible, c’est pourquoi le choix de variétés dont les fruits arrivent très vite à maturité s’impose.

Au-dessus de 1200 m, il va se limiter aux petits fruits comme les myrtilles, framboises et groseilliers, ainsi qu’au prunier de Damas (Quetsches) et à des variétés précoces de pommes à cuire. Les fraisiers se plaisent également, certains exigent même une période de gel pour fructifier.

 Ribes rubrum, groseillier à grappes, Monistrol-sur-Loire

Groseillier à grappes (Ribes rubrum) à Monistrol-sur-Loire dans les montagnes du Forez (42) (photo Vavou)

 

1.5 - Un arbre qui fleurit mais ne fait pas de fruits

 

Rappelons que certaines variétés de fruitiers sont auto-fertiles comme l’abricotier. Cependant, la plupart ont une maturité sexuelle mâle et femelle décalée comme les cerisiers à chair douce, les pommiers, poiriers et beaucoup de pruniers. Si vous constatez que vos arbres fleurissent sans donner de fruits alors qu’aucune gelée n’est intervenue, n’hésitez pas à planter une variété compatible à proximité.

Par ailleurs certaines plantes accaparent les abeilles au détriment des fleurs du verger. Ainsi le pissenlit, le colza, la moutarde et les fèves ont la fâcheuse tendance à concurrencer la pollinisation du pommier.

 

2. - Les fruitiers traditionnels

 

2.1. - Des pruniers pleins de sucre

 

Les pruniers résistent à – 25°C mais leur floraison peut périr à l’issue d’une gelée printanière. Les plus adaptés au climat de montagne sont les quetsches appelées aussi "pruniers de Damas", très répandues dans le nord-est de la France. Les fruits possèdent un fort taux de sucre et contiennent peu d'eau ce qui en fait de bons candidats pour être séchés. On les utilise en outre pour la fabrication de compotes, mousses, confitures et conserves.

En visitant les vergers de montagne, on rencontre quelques variétés anciennes de pruniers qui ont pu faire leur preuve au niveau rusticité, à l’instar du prunier ‘Cul de poulet’. Celui-ci est assez répandu en Savoie, sa prune bleue très savoureuse se récolte en septembre et permet d’obtenir de succulents pruneaux qui, fendus en deux puis séchés, ont l’aspect de « cul de poulet » !

Prunus domestica 10128 redimensionner

Prunier commun (Prunus domestica) en Aveyron (12) (Photo Vavou)

 

2.2 - Des cerisiers en bonne compagnie

Prunus cerasus, , cerisier 39714 redimensionner 

Cerisier en fruit dans mon jardin sur le bassin d’Arcachon (33) (Photo Vavou)

 

Les cerisiers sont cultivés sans problème jusqu’à 1000 m d’altitude. Exposés au nord, leur floraison est seulement retardée d’une quinzaine de jours. Etant relativement tardive, elle est rarement endommagée par le gel mais elle peut l’être par des vents violents et secs. La présence de ruches à proximité est conseillée pour améliorer la pollinisation ou bien la plantation de merisiers qui poussent très bien au-delà de 1000 m. Ces derniers bien que sauvages, peuvent produire par ailleurs d’excellents fruits, s’ils ont été sélectionnés.

La variété ‘Belle Magnifique’, à chair fondante sucrée et acidulée, très juteuse est à conseiller pour les régions à hivers longs et rigoureux. L’arbre combinant les caractères de la cerise douce et de la griotte est de surcroît autofertile. C’est un bon pollinisateur des bigarreaux. Dans cette catégorie, on peut citer la variété ‘Moreau’ très productive qui offre ses fruits mi-mai.

Il est possible de palisser un cerisier contre un mur à l’ouest mais, l’arbre étant vigoureux et fructifiant sur le bois de 2 ans, cela nécessite une taille suivie afin d’effectuer un renouvellement constant des vieilles branches.

 

2.3 - Les pommiers, un vaste choix

 Malus 'Calville rouge de Villefranche', Montesquieu (47) Co

Pommier 'Calville rouge de Villefranche', Montesquieu (47) Conservatoire des fruitiers (Photo Vavou)

 

Les pommiers offrent un choix très large de cultivars, surtout depuis que les anciennes variétés sont remises au goût du jour. Vous pouvez les trouver assez facilement dans les conservatoires de végétaux ou dans les pépinières ou jardineries spécialisées dans la production de fruitiers. N’hésitez pas à vous faire conseiller sur les variétés locales les mieux adaptées.

Voici quelques exemples de pommiers, à maturité précoce, fréquemment rencontrés dans les anciens vergers de montagne.

  • Calville de Haute-Savoie’ produit des pommes plissées sur le dessous. Ses fruits rouges et jaunes se récoltent de septembre à novembre et se conservent jusqu’en mars.
  • ‘Calville Rouge d’Hiver’ un peu plus tardive est aussi une pomme à couteau excellente.
  • ‘Belle Fille des Salins’, originaire de Franche-Comté est une très bonne pomme très résistante au froid ainsi qu’aux maladies.
  • ‘Carabille’ se comporte aussi très bien en altitude. Ces fruits de taille moyenne à petite, à la peau rouge foncé sont parfumés et de bonne conservation jusqu’en mars. C’est une variété rustique venue de l'Aude.
  • Malus 'Reine des reinettes' 11464 redimensionnerN’oublions pas la ‘Reine des reinettes’ qui produit des pommes appréciées, jaune strié de rouge et à chair ferme, en septembre. C’est de surcroît une très bonne variété pollinisatrice, résistante aux gelées printanières. Ces fruits se conservent jusqu'en décembre.
  • La variété ‘Galantine’ jaune et rouge, à faible conservation est parfaite pour confectionner des tartes et des compotes.

Pommier 'Reine des reinettes', Cap-Sizun (29) (Photo Vavou)

 

2.4 Poiriers et cognassiers

 

La floraison assez précoce du poirier rend la fructification aléatoire bien que l’arbre, originaire du nord de l’Asie centrale, soit capable de supporter des températures inférieures à – 30°C. On peut citer cependant la variété ‘Beurré Giffard’ qui se cultive jusqu’à 1000 m. Elle produit des fruits, début août, de grosseur moyenne, jaune pâle avec un côté rosé, à la chair fondante, très juteuse, sucrée et acidulée.

Les cognassiers Cydonia oblonga ont une floraison rosâtre beaucoup plus tardive en mai, fort belle d’ailleurs. Ils présentent une résistance au froid de – 25°C. Notez qu’ils n’apprécient pas les excès de calcaire.

Cydonia oblonga 13672 redimensionner 

Cognassier (Cydonia oblonga) au Jardin Peixotto de Talence (33) (Photo Vavou)

 

2.5 - Plantez les noisetiers par paire

 Corylus avellana, noisette, Montesquieu (47) Conservatoire

Noisette ‘Merveille de Bolwiller’, Montesquieu (47) Conservatoire des fruitiers (Photo Vavou)

Les noisetiers (Corylus avellana) sont rustiques sous tous les climats mais certaines variétés sont plus sensibles aux gelées printanières.

Merveille de Bolwiller’ est une variété pour  régions froides, originaire d’Alsace ou d’Allemagne. Elle forme un arbre très vigoureux à la mise à fruit rapide (récolte à la mi-septembre) et bon pollinisateur. Ses fruits ronds ont une amande de gros calibre, parfumée et sucrée. Ses pollinisateurs sont ‘Coxford’, ‘Impératrice Eugénie’, ‘Longue d'Espagne ou ‘Gunslebert’.

‘Pauetet’ est une nouvelle variété adaptée pour les plantations en altitude mais à l’aise partout en France. Elle donne des petits fruits très nombreux, jusqu'à 8 kg par arbre au goût excellent. C'est une bonne plante de haie car elle supporte bien la taille. Elle est pollinisée par ‘Casina’, ‘Jemstegaard’ et ‘Segorbe’.

 Corylus avellana, noisetier, Sadirac (33), O Légumes oubli

Chatons de noisetier au printemps au jardin des légumes oubliés à Sadirac (33 (Photo Vavou)

 

3 - Les fruitiers moins conventionnels

 

3.1 Le cormier (Sorbus domestica)

Sorbus domestica, La Romieu (32), Jardin de Coursiana 45361Apprécié pour les qualités de son bois, le sorbier domestique ou cormier, est présent à l’état naturel, dans tout le sud de la France et jusqu’à 700 m d’altitude. L’essence assez rare au nord du Bassin Parisien est protégée du fait de son exceptionnelle longévité supérieure à 400 ans. Ces fruits en forme de poire de 2 à 3 cm de diamètre se mangent blets et servaient autrefois à la confection d’un cidre original. Il résiste en-deçà de –25°C sans problème.

 

Fruits de cormier (Sorbus domestica) au Jardin de Coursiana à La Romieu (32) (Photo Vavou)


3.2 L’amelanchier du Canada (Amelanchier canadensis)

 

Amelanchier canadensis redimensionnerFruits d’Amelanchier canadensis à l’arboretum des Barres (45) (photo Vavou)

 

C’est un arbuste de 3 à 5 m de haut très intéressant à plusieurs titres. La profusion de ses fleurs blanches au printemps est suivie d’une multitude de petites baies rouge pourpre au goût sucré et parfumé, relayée à son tour par une parure automnale étincelante. Son origine lui confère une résistance à toute épreuve !

 

3.3 Le sureau noir (Sambucus nigra )

Sambuscus nigra 0359 redimensionner

Fruits de sureau (photo Vavou ci contre)

Il forme un petit arbre de 3 à 6 m, au feuillage découpé, qui fleurit en juin-juillet. Ses baies noires sont appréciées par les amateurs de gelées et de tartes.

 


3.4 Le néflier commun (Mespilus germanica)

 

Ce petit arbre très rustique, originaire d’Asie Mineure s’est largement naturalisé en Europe. Il donne des fruits cuivrés à la chair dure qui se récoltent en fin d’automne. Il faut attendre 2 mois pour les consommer afin que la chair se ramollisse ou bien les laisser blettir sur l’arbre. Ils se transforment aussi en confiture, en boisson et accompagnent les plats salés.

Mespilus germanica 13324 redimensionner

Nèfle dans le Cap-Sizun (29)

 

4 - Autres articles de saison

 

Avec l'automne, les arbres se parent de couleurs de feu et les arbustes de baies qui resteront une partie de l'hiver. Les camellia sassanqua  se mettent à fleurir. C'est aussi le moment de planter vos arbres d'ornement et de préparer les bulbes de printemps au premier rang desquels les narcisses et les tulipes. 

 

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